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Jeudi 17 novembre 2005

Un petit florilège des explications données par les sociologues aux émeutes où deux personnes ont été tabassées à mort, des écoles brûlées, des églises molotovées etc ..

Les sociologues, questionnés sur les phénomènes de violences urbaines — déprédations diverses, attaques d'écoles, incendies de voitures —, et même parfois sommés de répondre par le jeu de l'impatience médiatique, fournissent tout un ensemble d'explications causales. Chacun le fait bien entendu depuis le champ de sa spécialité sociologique. Jean-Marc Stébé (Le Monde du 11 novembre) estime que le "terreau" de la crise est l'abandon, par Jean-Louis Borloo, de médiations dans les quartiers. Fabien Jobart (L'Humanité du 12 novembre) incrimine la police, qui "cristallise", à ses yeux, la discrimination. Et c'est là occulter la cohorte des sociologues qui accusent, dans le désordre, Sarkozy, les séquelles du colonialisme, l'urbanisme des années 1970 et la pensée libérale. Une chronique intitulée "Un petit Mai-1968 des banlieues" (Le Monde du 5 novembre 2005) appelait même à la transformation possible de ces jeunes, d'"objets d'étude sociologique" en "citoyens".

 

Par Charles Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Mercredi 16 novembre 2005

Deux remarques sur les émeutes :

 

Il y a très peu d'Asiatiques parmi les émeutiers, ce qui montre que le déficit d'éducation / valeurs / encadrement familial joue un rôle infiniment supérieur aux torts de l'Etat français (réels par ailleurs)

 

Il n'y a pas d'émeutes en Corse, alors que l'île compte beaucoup d'enfants d'immigrés, ce qui montre assez clairement que l'éventualité d'une sanction et la dissuasion par la force sont très efficaces

Par Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Mercredi 16 novembre 2005

Quelques évidences importantes à rappeler en préambule :

- Les racailles sont une minorité agissante, la majeure partie des jeunes banlieusards ne doit pas être assimilée à ces délinquants. La banlieue compte aussi des jeunes qui réussissent.

- La police, garante du maintien de l'ordre et des libertés individuelles, doit être exemplaire : nous ne cautionnons aucune bavure, aucune interpellation brutale injustifiée.

- La banlieue n'est pas représentée par une sous-population mais par des femmes et des hommes qui aspirent majoritairement à exercer dignement leur citoyenneté.

Dans un deuxième temps, nous devons refuser toute compassion démagogique qui excuserait les actes de violence les plus barbares :

- La déresponsabilisation par le déterminisme social : Un homme pauvre qui commet un acte de violence est un homme personnellement responsable de ses actes. La condition sociale peut expliquer un sentiment de révolte mais n'excuse en rien les débordements de violence.

- La déresponsabilisation par le déterminisme géographique : l'Etat a certes fait construire des quartiers dont on peut contester le confort et l'esthétique, mais la responsabilité de la multiplication des tags et des dégradations à l'intérieur des immeubles revient à certains habitants eux-mêmes. Ce ne sont pas les ministres de l'intérieur successifs qui sont venus uriner dans les boites aux lettres, « graffiter » les murs ou mettre le feu aux poubelles.

- La déresponsabilisation par le déterminisme économique : fabriquer un cocktail Molotov n'est pas le meilleur moyen de trouver un emploi, mettre le feu à une banlieue n'est pas le meilleur moyen de combattre la discrimination à l'embauche, incendier le gymnase neuf d'un collège n'est pas la meilleure preuve de son attachement au service public.

- La déresponsabilisation par le combat politicien : en démocratie, la politique d'un gouvernement peut être contestée. De là à rendre personnellement responsable un ministre de la moindre voiture brûlée plutôt que d'accuser son auteur réel, il y a un pas que nous ne pouvons franchir.

- La déresponsabilisation par le déterminisme ethnique : l'intelligentsia des salons gauchisante est prête à brandir le carton rouge du racisme à quiconque essayerait de réfléchir aux conséquences d'une immigration incontrôlée, à quiconque dénoncerait le caractère délictueux des agissements d'un français d'origine étrangère.

Ces cinq formes de déresponsabilisation, encouragées par la gauche, servent la cause de l'étatisme mais détruisent dans le même temps ce qui fait le fondement d'une République qu'ils prétendent défendre : un Etat de Droit au service de citoyens libres et responsables, faisant valoir des droits dans la mesure où ils assument des devoirs.

Car, il convient, dans un troisième temps, de démystifier l'argumentaire des étatistes de gauche :

- Lorsque l'on apprend qu'un gymnase neuf a été brûlé, cela signifie qu'un gymnase avait été construit : pourquoi faire partir en fumée un argent public que l'on réclame sans cesse ?

- Lorsque que l'on apprend qu'une école est saccagée, cela signifie que l'on a fait disparaître un service public dans une cité : peut on dire que les casseurs militent pour la cause du service public ?

- Lorsque l'on apprend que des voitures sont incendiées, sont-ce les voitures des ministres ou de gens riches ? Non, ils s'agit de l'outil de travail d'ouvriers smicards. Peut-on affirmer alors qu'il s'agit d'une révolution sociale ?

- Lorsque des caïds s'organisent pour défendre leur marché noir et le racket, peut-on dire que nous ayons à gérer une contestation grave du capitalisme ? Non, nous sommes en face d'une délinquance de nature économique dans une zone de non-droit qui porte atteinte à la propriété et à la liberté d'autrui.

Il est alors facile de comprendre à quel point la gauche se trompe de combat. Mais elle se trompe volontairement car les individus des cités ne l'intéressent pas, sa stratégie se résume au futur score du PS ou de Besancenot et à la façon dont ces émeutes peuvent être exploitées politiquement contre le gouvernement.

Ainsi l'incendiaire est rapidement transformé en pompier au secours de leur misère idéologique et chargé d'éteindre le feu de leurs luttes de clans.

Il faut donc réhabiliter :

- La responsabilité individuelle, sans amalgame collectif et envers et contre tous les déterminismes.

- Un Etat de Droit qui exige de ses représentants l'exemplarité.

- Une citoyenneté des devoirs et non plus seulement l'assistanat sans contreparties des ayants droit. 

- La sécurité, garante de la liberté des plus faibles. 

- Une politique qui libère les initiatives et encourage le travail, le mérite et l'effort.

- Une rupture avec le collectivisme globalisant qui déverse un argent public qui part aujourd'hui en fumée (écoles incendiées, gymnases brûlés, immeubles dégradés). 

- Une vision centrée sur l'individu : il faut clairement nommer les racailles, les punir et favoriser l'accession à la propriété et l'esprit d'entreprise individuel ou associatif des honnêtes gens

Par Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Mercredi 16 novembre 2005

Le nouveau ministre de la culture iranien, Hossein Safar Harandi, a annoncé une purge dans ses services et un retour à une politique conforme à l'islam après le relâchement relatif des années Khatami, a rapporté, mardi 15 novembre, l'agence estudiantine ISNA.

 

"Ce que nous voulons, nous, c'est un cinéma et un théâtre conformes à nos croyances religieuses", a  déclaré le ministre dans un discours devant les imams de prière du pays réunis à Téhéran.
Par Hubin - Publié dans : Affaires étrangères
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Mercredi 16 novembre 2005

Quelques mesures phares du gouvernement Britannique, toutes d'inspiration libérale, permettant au pays d'avoir un taux de chômage inférieur à 4%.

Gardons à l'esprit que cette mentalité et ces orientations sont très liées à la révolution menée par Margaret Thatcher dans les années 80.


   

Le programme «Jobcentre Plus» a été lancé en avril 2002 par le gouvernement travailliste de Tony Blair, afin de relancer la lutte contre le chômage, tout en rationalisant le système public d'aides sociales. L'idée était de jumeler, au sein d'agences décentralisées dépendant du ministère du Travail, le traitement des prestations sociales versées à un chômeur avec celui de son dossier de recherche d'emploi. Le fait d'avoir, grâce à l'informatique, amalgamé toute recherche d'un emploi avec les prestations sociales versées, a permis de diminuer considérablement la fraude.

Les entreprises britanniques font confiance au programme «Jobcentre Plus», qui lui envoient, chaque jour ouvrable, quelque 13 000 offres d'emploi en moyenne. Quotidiennement, les agences réalisent 36 000 entretiens personnalisés avec des demandeurs d'emploi. Le système permet de trouver un emploi à 4 700 personnes par jour. Depuis qu'il a été créé, le système a aidé 2,4 millions de chômeurs à trouver un emploi, à la satisfaction des quelque 450 000 employeurs lui ayant fait parvenir leurs besoins.

Il est vrai que les allocations chômage sont peu élevées (55 livres, soit 85 euros, par semaine, pour tout célibataire à la recherche d'un emploi, qu'il soit ancien manoeuvre ou trader de la City). Le système ne connaît pas de chômeurs à statut privilégié. Un régime spécial de chômage, comme celui des «intermittents du spectacle» en France, serait impensable dans l'Angleterre d'aujourd'hui. Dans le «theater district» (le quartier de Covent Garden), tous les acteurs et actrices en herbe arrondissent leurs fins de mois comme serveurs de restaurant.

En outre, les règles sont strictes : s'il refuse consécuti vement quatre offres d'emploi ou de formation, un chômeur perd tout droit à allocation. Chaque jobcentre est tenu d'afficher ses performances dans ses locaux. L'application systématique de méthodes du secteur privé aux services publics fait partie du credo du New Labour de Tony Blair.

Ce mélange entre une organisation efficace du marché du travail et des allocations- chômage réduites au minimum a indéniablement porté ses fruits. Depuis 1997, la population au travail a augmenté de 2 millions de personnes et le taux de chômage britannique est le plus bas d'Europe (4%). Chez les jeunes, le chômage de longue durée (plus d'un an) a pratiquement disparu. Le nombre des inactifs continuant à bénéficier de prestations sociales est tombé à 150 000.

Tout cela s'explique aussi par la flexibilité du marché du travail au Royaume-Uni. Rien n'est plus facile que de créer une entreprise : il suffit au chef d'entreprise de déposer une caution de 75 livres et de donner le nom d'un comptable. Les entreprises embauchent très facilement parce qu'elles ne sont soumises à aucune autorisation administrative pour débaucher.

Par Hubin - Publié dans : Economie
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