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Vendredi 4 novembre 2005

Le capitalisme, une idée négative pour une majorité de français !

Le résultat de décennies de désinformation par une droite avide de plaire aux intellectuels de gauche et une gauche qui ne cache que depuis peu son héritage marxiste.

Le capitalisme, à l'origine d'un accroissement spectaculaire de la richesse depuis 250 ans, sans-doute sans précédent dans l'histoire, évoque quelque chose de négatif pour les Français !

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PARIS (AP) - Le capitalisme a mauvaise presse chez les Français. Pour 61% d'entre eux, ce mot évoque en effet "quelque chose de négatif", alors que le socialisme évoque "quelque chose de positif" pour 51%, selon un sondage.

Un Français sur deux (51%) déclare en revanche avoir un sentiment positif à propos des mots "libéralisme économique", selon ce sondage LH2 (anciennement Louis Harris) publié vendredi dans "Libération".

Pour six Français sur dix (62%), ce sont les actionnaires qui ont le plus de pouvoir dans les entreprises privées, devant la direction (53%) et les syndicats (24%). Les salariés arrivent en dernière position, avec seulement 8%, alors que 67% des personnes interrogées estiment qu'ils devraient avoir plus de pouvoir.

 

 

 

Par Hubin - Publié dans : Economie
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Jeudi 3 novembre 2005

Novembre 2005 : des centaines de voitures sont incendiées pendant 7 nuits successives de violences après l'électrocution de deux jeunes fuyant la police.

Cette situation n'est pas exceptionnelle, elle est seulement à son paroxysme :

D'après l'Institut des Hautes études de la sécurité, 31% des violences physiques seulement font l'objet de dépôts de plaintes. Quant aux violences sur les biens, leur étiage est toujours aussi élevé, même si la police se félicite du fait que, dans l'agglomération lyonnaise, 800 voitures seulement ont été incendiées de janvier à septembre, ce qui représente une baisse de 8% par rapport à la même période de l'année précédente. Dans la Seine-Saint-Denis, de 20 à 40 véhicules sont incendiés chaque nuit, et l'on nous annonce que 9 000 voitures de police ont été caillassées depuis le début de l'année.

Le plus intéressant, comme souvent, est d'observer les réactions des hommes politiques et associations traditionnellement prolixes sur ce sujet.

Lorsque Julien Dray déclare que «des centaines de jeunes» sont victimes de discrimination, et que «ce ne sont ni des voyous ni des racailles», il fait preuve de la même irresponsabilité que SOS-Racisme qui dénonce «l'amalgame fait entre jeunes des quartiers et délinquants». Il est tout aussi irresponsable de minimiser les violences de Clichy-sous-Bois et d'autres cités, en en faisant porter le poids sur un ministre de la République, et non sur leurs auteurs, comme l'a fait un ancien premier ministre de la République en accusant Nicolas Sarkozy d'instaurer «un climat terrible» dans les banlieues. Une marche de 500 personnes, en mémoire des deux jeunes gens électrocutés, à la suite d'un accident, a eu lieu à Clichy-sous-Bois en présence du maire de la commune. On ne sache pas qu'une même émotion ait conduit les habitants d'Epinay-sur-Seine et, plus généralement, les médias à accorder le même hommage au père de famille de 56 ans qui est mort massacré en 90 secondes, sous les yeux de sa femme et de son enfant, à la suite d'un assassinat. Lui non plus n'avait rien à se reprocher, hormis le fait de prendre une photo d'un lampadaire avec un appareil numérique. Il sera mort pour rien, sans susciter de réactions de ces responsables patentés qui ne se sentent, et ne se sentiront jamais, ni responsables ni coupables.

Par Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Mardi 15 mars 2005

Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs"
LE MONDE | 15.03.05 | 14h17
Issus de Seine-Saint-Denis et des quartiers nord de Paris, les "casseurs" des précédents défilés, eux-mêmes scolarisés, expriment leur haine des "petits Français" qu'ils ont agressés le 8 mars. La peur de ces incidents risquait d'affaiblir la mobilisation de la journée du 15 mars.

Heikel, 18 ans, de nationalité française et tunisienne, se présente, sans dire son nom, comme un "casseur" et le revendique fièrement. Il affirme avoir participé aux manifestations lycéennes à Paris pour se battre et voler des portables. "Si j'y suis allé, c'est pas pour la manif, mais pour prendre des téléphones et taper les gens", reconnaît-t-il. Il y avait des petits groupes qui couraient, qui faisaient de l'agitation. Et au milieu des bouffons, des petits Français avec des têtes de victimes."

Heikel déclare avoir volé trois portables et participé à de multiples agressions. Avec sa bande, il assure avoir récupéré une quinzaine de téléphones, en usant de violences "dans 75 % des cas" : des petites baffes, une "balayette"pour faire tomber le lycéen un peu isolé et des coups de pied pour l'empêcher de se relever. "Un bon souvenir", dit-il avec le sourire, satisfait. Heikel fait partie de ces 700 à 1 000 jeunes, selon la police, venus essentiellement de Seine-Saint-Denis et des arrondissements du nord de Paris pour agresser des lycéens pendant les manifestations de ces dernières semaines, en particulier celles du 15 février et du 8 mars. Comme la plupart de ses camarades, qu'ils reconnaissent ou non avoir commis des agressions, qu'ils aient participé ou non aux manifestations, Heikel assume la violence.

Dans le discours de ces jeunes se cumulent des explications économiques ("se faire de l'argent facile"), ludiques ("le plaisir de taper") et un mélange de racisme et de jalousie sociale ("se venger des Blancs").

Rencontrés aux abords d'un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis - que Le Monde a choisi de ne pas identifier à la suite de la demande de son proviseur soucieux de ne pas fragiliser le travail de l'équipe enseignante -, plusieurs de ces élèves sont descendus à Paris avec la volonté de se battre. Le même scénario s'est répété des dizaines de fois : un ou deux "casseurs" menacent un manifestant pour obtenir son portable, son lecteur MP3 ou son portefeuilles ; si la victime refuse, et même lorsqu'elle accepte, ils la frappent, la font tomber puis la rouent de coups. Le plus souvent, d'autres jeunes, jusqu'à une dizaine, se joignent à eux pour frapper leur cible.

Pour les élèves de ce lycée, qui recrute sur plusieurs communes du département et où 80 % des élèves sont "de couleur", selon l'estimation du proviseur, tout concourrait à faire des "petits Blancs" parisiens des victimes idéales. Dans leur langage, ils les appellent des "bolos" (ou "borros", parfois). "Un bolos, c'est un pigeon, une victime", explique Heikel, tout en étant incapable, comme les autres lycéens, d'expliquer l'origine du mot.

"C'est comme s'il y avait écrit "Viens prendre mes affaires" sur leur front", glisse Patty, 19 ans, résidant à Sevran, qui n'était pas aux manifestations et qui aurait plutôt tendance à critiquer les violences. "Les bolos regardent par terre parce qu'ils ont peur, parce que c'est des lâches", affirme un autre lycéen de 19 ans en deuxième année de brevet d'études professionnelles (BEP). "Un Maghrébin peut être "bolos" s'il a la mentalité des Français, ajoute Rachid, 18 ans, qui vient de Montreuil. S'il parle de sexe avec sa sœur, par exemple." Rachid dit aussi que les "bolos" sont "plutôt blonds".

Les vêtements portés par les manifestants constituent un signe distinctif, qui permet de repérer ceux qui, selon leurs mots, ne sont "pas normaux" : les "skateurs", par exemple,"avec des grands pantalons et des coupes de ouf (fou, en langage verlan)", dit un lycéen "blanc", qui refuse de donner son prénom. Les "skateurs" ont été souvent agressés. Comme les "gothiques", qui ont le malheur de "porter des trucs de ouf", eux aussi, et d'"avoir une religion bizarre". Le simple fait d'être "fashion", d'avoir des vêtements trop amples pouvait encourager une agression. Sans chercher à faire de l'humour, Rachid croit même savoir que "c'est pour ça qu'on parle de "fashion victim"".

SE FAIRE "BOLOSSER"
Les "petits Blancs" ne savent pas se battre et ne se déplacent pas en bande. Le risque de les attaquer est donc moins grand. Même s'il condamne la violence, Abdel, 18 ans, a trouvé une explication globale : "Les rebeus (arabes) et les renois (noirs) font plein d'enfants. Donc, tu peux pas savoir si celui qui manifeste a pas des grands frères." De fait, aucune violence entre bandes n'a été signalée lors des manifestations.

Dans leur logique, tous les "Blancs" ne se valent cependant pas. "Il y a des Blancs qui se prennent pas pour des Blancs", observe Soukhana, 18 ans, une jeune fille de Sevran, qui a préféré ne jamais manifester. Cette différence de comportement explique, pour elle, qu'une partie des "Français", ceux qui vivent en banlieue, soient acceptés. "Je connais des Blancs qui sont comme nous, qui sont bien", confirme Heikel. A l'inverse, précise Soukhana, "un Noir qui se prend pour un Blanc se fait bolosser".

Patty, en deuxième année de BEP, est convaincue qu'il faut remonter à la colonisation et à l'esclavagisme pour expliquer ces comportements. "C'est les Noirs qui se vengent du racisme des Français et des policiers", explique-t-elle. Issa, en classe de terminale, affirme, lui, que le comportement des policiers avant la manifestation a énervé sa bande d'amis venus de Noisy-le-Sec. Il était descendu sur Paris avec une quinzaine de copains : "Ils ont voulu nous empêcher de venir en faisant plein de contrôles. Dans la manif, ils nous ont donné des coups et ça a provoqué des bagarres."

L'injustice sociale est mise en avant. "Paris, c'est la capitale des sous", remarque un élève d'un lycée général voisin qui dit s'appeler Dadyx et qui traîne devant le lycée professionnel. De toute façon, affirment ces lycéens, les "Blancs" qui se font voler un téléphone ou un lecteur MP3 peuvent en racheter un autre. "Ceux qui manifestent, c'est ceux qui veulent réussir, ceux qui ont plein de choses", déclare Heikel.

Par Charles Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Mardi 15 mars 2005
Depuis deux ans, il est responsable du Bloc-Notes, indépendant de la ligne éditoriale du journal.

Il s'élève, depuis, contre la "bien-pensance" et le politiquement correct, partagés en France par les politiques, les médias et les intellectuels. Cette "bien-pensance" consiste à se bercer de mots, valorisants pour ceux qui les prononcent, comme humanisme, tolérance, générosité, compassion, droit de l'homme, consensus. Ces mots permettent aux belles âmes, d'occulter la réalité, de ne pas agir, et aussi d'empêcher le débat dans le pays. Celui qui se permet de ne pas être d'accord avec eux est tout de suite qualifié d'extrémiste, de raciste et autres qualificatifs sympathiques. Il explique :
    • C'est la France antiraciste qui a laissé se développer un antisémitisme violent.
    • C'est la France multiculturelle qui a laissé se développer un communautarisme islamique.
    • C'est la France universaliste qui a laissé se développer l'extrême droite la plus puissante d'Europe.
    • C'est la France des droits de l'homme qui ne veut pas voir la menace de la barbarie islamiste.

Ce discours moral a, d'après lui, été initié en 1968, puis développé par la gauche quand elle avait le pouvoir, puis repris par la droite, surtout depuis avril 2002.

Le seul danger était alors représenté par le Front National, qui effrayait, bien sûr, par ses discours de haine et d'exclusion. Pour le reste, on pratiquait lâcheté, hypocrisie et indifférence avec des discours faussement généreux. On disait vouloir le bonheur de chacun.

Et violence, communautarisme, corporatisme, réislamisation des banlieues ont continué à progresser.


L'Ecole

    • n'assume plus son rôle de transfert de savoir et de développement de l'esprit critique chez les enfants.
    • Les enseignants - en majorité d'extrême gauche - ont transformé l'Ecole en annexe de l'Armée du Salut, et les enfants en militants contre Le Pen, contre les Etats-Unis, contre Israël, et on leur apprend la compassion sélective pour certaines victimes choisies, en négligeant toutes les autres.
    • L'école n'a plus le goût de transmettre le patrimoine de la culture française. Et le sociologue François Dubet s'interroge, dans Libération, sur l'identité commune à enseigner à l'école, ou sur l'enseignement de plusieurs cultures.

Les Médias

    • ne remplissent plus leur rôle de contre pouvoir et retransmettent le discours dominant. Les journalistes sont à 90% à gauche, y compris les enseignants des écoles de journalistes.
    • Et il y a un suivisme et une adhésion implicite de chaque journaliste à une idéologie de la "bien pensance", qui occulte ou déforme la réalité et qui transforme le journaliste en militant.
    • Pour la presse écrite, la concentration des titres (une dizaine) amplifie la pensée unique et le mouvement de suivisme.

Les politiques

    • manquent de courage. Ils veulent plaire et suivent l'opinion.
    • Ils n'ont aucune vision de l'avenir et n'engagent pas les réformes nécessaires qui sont bien sûr difficiles, étant donné l'inaction des dernières années.
    • Et ils ne ressentent plus le besoin de préserver nos valeurs, nos institutions, notre éducation, notre patrimoine, notre culture.
    • Certains disent même que l'Europe a des racines autant musulmanes que chrétiennes.
    • La France s'est convertie à un nouveau catéchisme politico médiatique qu'est l'humanisme républicain.
Par Charles Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Mardi 15 mars 2005
Dans un livre, “Frères musulmans, dans l’ombre d’Al Qaeda”, le journaliste Emmanuel Razavi dénonce l’entrisme de cette organisation, vraie menace pour nos démocraties. Plus redoutable que le terrorisme ?
Emmanuel Razavi sait de quoi il parle. Grand reporter, sur le terrain depuis plus de sept ans, il a enquêté au sein même de mouvements islamistes tels que le Hezbollah libanais et le Hamas en Cisjordanie. Il a suivi le parcours de jeunes militants convertis par les “Frères”, à travers les filières islamistes de Paris à Londres, de Hambourg à Bruxelles, en passant par Le Caire, Amman et Riyad, avant de couvrir les opérations de l’armée américaine en Afghanistan. Il a fait partie des premiers journalistes à suivre les Forces spéciales françaises (COS) qui traquent Ben Laden et ses affidés à la frontière afghano-pakistanaise ; un reportage publié l’an dernier par Valeurs Actuelles.
Emmanuel Razavi est d’origine iranienne. Sa famille a largement souffert de la révolution des ayatollahs de Téhéran. Il écrit sans détour aucun, refusant de mâcher ses mots : nos démocraties sont en danger. Les Frères musulmans, organisation créée en 1928 par l’Égyptien Hassan al-Banna, n’ont jamais renoncé à leur profession de foi : « Dieu est notre but, le Prophète notre chef, le Coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyre notre plus grande espérance ». Extraits.

France : loi de 1901, business et religion.
(…) Ainsi que l’analyse un cadre opérationnel des Renseignements généraux en charge des réseaux islamistes : « Dans l’Hexagone, ils (les islamistes) se politisent. Les Frères musulmans ont compris que l’action terroriste n’était pas utile, à moins qu’ils ne se retrouvent en situation de blocage. Auquel cas, la France ne serait pas à l’abri d’une action de grande intensité. Mais aujourd’hui, on ne semble pas être dans cette configuration, puisqu’ils ont obtenu beaucoup de la République. »
En effet, la patrie des droits de l’homme a énormément donné : création d’un Conseil français du culte musulman au moment même où on nous assomme de laïcité, intégration en son sein des plus fondamentalistes, à savoir les représentants de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), ouverture de centres islamiques créés sous forme d’associations loi 1901, ce qui permet à leurs dirigeants, qui prônent pourtant la transparence, d’évoluer dans l’opacité financière, les associations de ce type n’ayant aucune obligation de publier leurs comptes. Bref, la France a offert sur un plateau son arsenal législatif aux islamistes.
Le même officier des Renseignements généraux reprend : « La troisième guerre mondiale a commencé dans la tête des islamistes. Une guerre dont les prémisses s’inscrivent dans la droite ligne de Munich. Les femmes et les hommes politiques de ce pays ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas, car il y a maintenant plus de dix ans qu’on les a mis en garde. Mais ils n’ont cessé de continuer à accueillir des intégristes musulmans sur le territoire comme s’il s’agissait d’une minorité qui avait des droits acquis. À croire qu’on les considère comme nos Indiens d’Amérique ! À Munich, il y avait une alternative. Soit on choisissait la voie du courage, soit on se couchait. On a choisi la seconde solution. On a vu ce qui s’est passé. N’a-t-on pas retenu les leçons de l’Histoire ? »
Les propos de cet homme ne font que refléter l’ambiguïté dans laquelle évolue la France face à l’islamisme. L’un de ses confrères, travaillant également à la cellule opérationnelle, me dit un jour : « Nos islamistes s’achètent une conduite. Ils côtoient les cercles politiques, deviennent présidents d’associations, s’impliquent dans la vie des quartiers, posent en photo avec des élus. Puis ces photos sont publiées dans la presse quotidienne régionale ou nationale. Comment voulez-vous, après ça, qu’on arrive à les expulser ? Ils deviennent des gens importants et bénéficient dès lors de soutiens. » (…)
Madame Mitterrand (…) a usé de toute son influence pour que l’Institut européen des sciences humaines (IESH), qui est probablement le plus grand centre de formation des imams d’Europe (créé par l’UOIF, NDLR), ouvre ses portes en 1990 à Saint-Léger-de-Fougeret, en Bourgogne, sur les terres d’élection de feu son mari, sans se préoccuper un instant du fait que ses dirigeants s’inspiraient de la philosophie des Frères musulmans. (…)
Les “services” (RG et DST, NDLR) étaient notamment intrigués par l’organisation de ces fameux stages et colonies de vacances où l’on enseignait l’arabe et où l’on étudiait le Coran. Mais tous ceux qui connaissent l’IESH savent combien son cadre enchanteur peut inciter à l’étude ! (…)
Selon certaines sources opérationnelles des services de renseignement français, « des islamistes auraient pu profiter de ces retraites pour embrigader les plus fondamentalistes ». Ces derniers auraient ensuite pu être envoyés par leurs recruteurs en Angleterre, dans des centres de formation salafistes, afin d’y parfaire leur éducation. Dans les faits, les services en question ont toujours supposé que certains d’entre eux avaient pu gagner la Tchétchénie ou l’Afghanistan, via des associations humanitaires, pour venir en aide à leurs coreligionnaires défavorisés. Surprenant ! Malgré tous ces indicateurs plus qu’alarmants, notons que l’IESH et ses dirigeants n’ont jamais été inquiétés officiellement et qu’ils sont considérés par l’ensemble de la classe politique française comme les représentants d’un islam tout à fait respectable ! (…)
Autre problème, celui du financement des lieux de culte. Les islamistes jouent là encore sur du velours, profitant des failles du système législatif français. Ainsi que je l’ai évoqué à plusieurs reprises, ils créent à tour de bras des associations à objet socioculturel. De sorte qu’ils ne sont pas obligés de publier leurs comptes. La loi de 1901 sur les associations est utilisée sans limites. (…) L’Union des organisations islamiques de France est sans aucun doute celle qui a su exploiter au mieux la loi de 1901 sur les associations. (…)
Califat et République
(…) L’objectif de ces fondamentalistes est d’être représentés dans toutes les couches socioculturelles de la population, d’intégrer l’ensemble de nos institutions, à commencer par la police et l’administration fiscale. (…)
La polémique qui a lieu à propos du voile est à ce titre révélatrice de ce que préparent les intégristes en France. En encourageant leurs filles et leurs femmes à aller à l’école ou sur leur lieu de travail vêtues du hidjab (voile), ils testent les limites de la République. Et la réponse que leur a opposée celle-ci était inadaptée. Revenir sur le cadre d’application de la loi de 1905 était une aberration. Sans compter que le port du voile ne fait pas partie des cinq piliers de l’islam. Il n’est que le reflet de traditions ou de coutumes inhérentes à certains pays musulmans. Du reste, entre le tchador, la burqa et tous les autres, il existe plus d’une quinzaine de voiles différents. (…)
Raisonnablement, la France aurait dû utiliser le cadre législatif existant et se contenter de renvoyer dans leurs chaumières toutes celles qui ne l’appliquaient pas à la lettre. (…)
Recrutement, mode d’emploi
(…) On les abrutit à coup de versets du Coran qu’on leur fait écouter en guise de musique de fond, ces mêmes versets dont ils se repassent les cassettes ou les CD dans leurs voitures, jusqu’à ce qu’ils les aient appris par cœur. On leur montre des films vidéo sur la vie dans les Territoires palestiniens et en Afghanistan, dans lesquels sont pointés du doigt « les oppresseurs juifs et américains ». Bien sûr, on les forme à l’arabe – le leur étant généralement limité –, obligatoire pour étudier le Coran dans le texte. Bref, tout est fait pour couper l’individu de ses points de repère initiaux.
Ayant fréquenté depuis plusieurs années un nombre important de fondamentalistes, je peux malheureusement assurer que cette forme d’endoctrinement fonctionne la plupart du temps très bien. Sans compter que ces jeunes, généralement issus des milieux étudiants et des quartiers défavorisés, sont souvent aidés financièrement par leurs aînés. Qu’ils n’aient pas de travail, et on leur en trouve. Qu’ils n’aient pas de toit, et il y a toujours l’un de leurs coreligionnaires pour les héberger (…). Seulement, à ceux qui s’acquittent de leur tâche avec zèle, on va demander des coups de main qui ont valeur de tests. Par exemple, il va falloir qu’ils remettent des sommes d’argent en liquide à un interlocuteur de passage, ou encore qu’ils conservent des papiers d’identité (faux ?) en attendant que quelqu’un vienne les chercher.
Et puis il y a toujours un moment où l’on en vient à discuter de l’avenir de la jeune recrue, parfois un converti. Est-il prêt à se donner totalement à l’islam ? Veut-il partir aider ses frères opprimés en Europe de l’Est ou en Asie centrale ? A-t-il envie de se rendre à Londres ou à Bruxelles quelques jours pour participer à une conférence privée sur la charia ? Voilà comment on estime, officiellement, à plus de trois cents le nombre de Français qui sont partis rejoindre Al-Qaïda en Tchétchénie, au Pakistan et en Afghanistan. (…)
Afin d’éviter que les dirigeants de l’UOIF ne se défaussent à la lecture de ces propos, je les renvoie à l’un des discours de Youssef al-Qaradawi, éminent membre du conseil scientifique de l’IESH (…) : « (…) Aujourd’hui encore, cinq martyrs sont tombés sous les balles israéliennes. Tous les jours, nous entendons parler de ces martyrs (…). Et moi alors, aurais-je plus de valeur que tous ceux-là ? (…) Aurais-je plus de valeur que les martyrs tombés pour la cause de l’Islam (…) ? Les caravanes de martyrs poursuivent leur chemin et elles doivent poursuivre le chemin. »
Au cas où cela leur aurait échappé, Al-Qaradawi cite là les noms de membres du Hamas, du Djihad islamique, de l’organisation des Frères musulmans et, bouquet final, du mentor de Ben Laden, qu’il érige en modèles. Est-ce avec ce type de discours que l’UOIF entend former les futurs cadres de l’islam en France ?
Que les musulmans évoluent en France, en Angleterre ou dans toute l’Europe en tant que citoyens paraît la moindre des choses. Ils doivent avoir les mêmes droits que les habitants du pays dans lequel ils ont choisi de s’installer, dès lors qu’ils ont opté clairement pour sa nationalité. Mais à l’inverse, pourquoi les pays adoptants auraient-ils à prendre en compte les revendications religieuses de tel ou tel immigrant ? C’est peut-être la question qu’il faut se poser. (…)
Par Charles Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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