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Mardi 15 mars 2005

Cela coûte 1,5 milliard d'euros au contribuable, soit l'équivalent de la moitié du budget de la culture.
32 000 postes d'enseignants à temps plein sur un total de 665 000 seraient "sans classe ni activités pédagogiques", selon un rapport confidentiel de la Cour des comptes, dont Le Figaro révèle vendredi 11 mars la teneur.

Ce rapport a été remis début février par le président de la Cour Philippe Séguin au président de la commission des finances de l'Assemblée, Pierre Méhaignerie, mais n'a pas été publié.

M. Méhaignerie a demandé cet état des lieux pour répondre aux parents hostiles aux fermetures de classe.

Il constitue un réquisitoire contre la gestion de l'éducation nationale. Il porte sur les 803 000 enseignants du primaire et du secondaire (soit l'équivalent de 665 000 temps plein, en comptant les temps partiels) et il affirme que, mis à part les 10 000 congés de maladie et les 5 000 congés de maternité par an, 97 000 personnes (l'équivalent de 32 000 enseignants à temps plein) "sont occupées à d'autres tâches que faire des cours ou ne sont pas occupées du tout". Cela représente 8 % de la ressource enseignante.

Le rapport fait peu de concessions à la gestion de l'Education nationale : elle "reste responsable des choix par lesquels elle satisfait les besoins objectifs du système [...] Elle seule doit aujourd'hui assumer les dérives éventuelles que cette enquête a pu mettre au jour."

DES MILLIERS D'HEURES GASPILLÉES
Le rapport signale que certains enseignants sont occupés à des missions ponctuelles, d'autres bénéficient de décharges syndicales, d'autres encore sont en surnombre dans des disciplines délaissées comme l'allemand ou la technologie, l'essentiel toutefois étant constitué par des "remplaçants désœuvrés".

Il concède que ces "pompiers de service" ne sont pas interchangeables et que des sureffectifs sont inévitables mais il souligne que 30 % de ces personnels "ne sont jamais mobilisés".

Au total des milliers d'heures de cours qui auraient pu être données à des élèves du primaire et du secondaire ont été ainsi gaspillées.

Cela coûte 1,5 milliard d'euros au contribuable, soit l'équivalent de la moitié du budget de la culture, affirme encore le rapport, rappelant que le budget de l'éducation nationale est de 70 milliards d'euros.

Par Charles Hubin - Publié dans : Economie
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Lundi 14 mars 2005
Pourquoi veut-on étouffer le rapport courageux et accablant de Jean-Pierre Obin, inspecteur général de l'Éducation nationale, sur l'islamisation massive de l'école républicaine ?

 
  Le rapport Obin sur « Les signes et manifestations d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires », rendu en fin d'année 2004, a été gentiment étouffé. Sa valeur, son caractère explosif même, tient au fait qu'il s'agit cette fois d'un travail de l'Inspection générale de l'Education Nationale. Insoupçonnable, donc, de toute inspiration partisane. Il est le fruit d'une enquête de huit mois, dont cinq sur le terrain, dirigée par Jean-pierre Obin et menée par une équipe d'inspecteurs dans 21 départements français de métropole et d'outre-mer. Même si son auteur se défend de toute volonté de généralisation, il brosse un tableau précis : celui d'une large contestation des valeurs républicaines et laïques dans le milieu scolaire.

   Un tableau sombre et inquiétant qui débouche sur des préconisations urgentes. On retient avant tout que la controverse sur le voile n'est que « la partie visible (médiatique) d'une dynamique plus vaste, souvent récente, parfois brutale. » Un véritable rouleau compresseur, serait-on tenté d'ajouter, que l'on pourrait prosaïquement appeler l'islamisation de l'école. Cette islamisation s'est faite au gré des « négociations », renoncements, ou « compromis » successifs, à cause aussi de l'absence de lucidité et de courage des responsables politiques.

   A cet égard, on ne peut que s'étonner du peu d'écho dans le public de ce rapport. Aujourd'hui encore, il ne figure même pas sur le site internet du ministère de l'Education Nationale, preuve que la stratégie de l'autruche est toujours privilégiée. A moins qu'il ne s'agisse une fois encore de la constante volonté de ne pas effaroucher le « mammouth ».

   Le mérite d'Obin est de ne pas céder aux exigences du politiquement correct dès qu'il s'agit des questions religieuses. Ces manifestations identitaires dans l'espace laïque sont, nous dit-il d'emblée, « exceptionnellement le fait du christianisme, parfois du judaïsme, le plus souvent de l'islam. »
Les auteurs montrent que ce mouvement a d'abord la phobie de la mixité des sexes qui s'exerce évidemment au dépend des femmes. A leur corps défendant, puisque la violence est souvent employée pour faire rentrer dans le rang les récalcitrantes. Il décrit une inquiétante régression de la condition féminine, des filles « mises sous surveillance » sous la pression des « barbus » parfois appelés par euphémisme les « grands frères ». Si, en effet, les jeunes filles décident elles mêmes le plus souvent de se voiler, nous sommes invités à dépasser cet aspect purement vestimentaire pour observer l'ensemble de la situation. L'objectif des radicaux qui contrôlent certains quartiers et associations autrefois modérés est une double ségrégation. Entre les filles musulmanes et les garçons, d'abord, mais ensuite entre les musulmans et les non musulmans, perçus comme impurs. Ainsi les filles sont-elles parfois recluses et de plus en plus souvent maintenues à distance de tout lieu mixte où leur « pudeur » pourrait être outragée : piscine, cours de gym, bien sûr, mais aussi centre sociaux, cinémas etc…Si la pression des religieux est aussi forte à l'école c'est, note justement le rapport, parce qu'elle est le dernier lieu de mixité dans des territoires déjà largement perdus pour la République. L'école est donc bien le dernier sanctuaire où les islamistes testent le rapport de force en cherchant à l'infléchir à leur profit. Pas étonnant donc, si, contrairement à ce que l'on pourrait croire « les dérives les plus graves se rencontrent là ou l'on a transigé, passé des compromis » et non l'inverse.

   Parmi ces dérives, certaines sont hélas devenues banales. Citons- en quelques unes parmi les moins attendues : refus de chanter, de jouer de la flûte, de danser, de dessiner des visages, observés dès l'école maternelle. Des femmes recluses chez elles qui ne sortent plus qu'exceptionnellement, et qui, même pour aller chercher leurs enfants à l'école, sont toujours accompagnées d'un « grand frère ». Des toilettes de facto séparées, les unes réservées aux musulmans et les autres aux « Français », considérés comme impurs. Des demandes, faites par des religieux, de vestiaires sportifs séparés réservés aux « circoncis » qui ne sauraient se déshabiller devant les autres, impurs toujours.

   Le prosélytisme s'exprime,lui, de deux façons :
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- par la quasi impossibilité pour les élèves originaires de pays musulmans de ne pas se conformer aux prescriptions religieuses. Et ceux qui s'y plient imparfaitement sont l'objet de « stigmatisations agressives » : par exemple, s'ils veulent manger du porc ou ne pas jeûner pendant le Ramadan, même si les parents demandent expréssement leur maintien à la cantine. Ainsi arrive-t-il que l'on découvre des reliefs de repas pris en cachette dans les toilettes ! Certaines écoles ont d'ores et déjà réalisé le programme des islamistes en acceptant la ségrégation à la cantine avec des tables « musulmanes » et d'autres « interdites aux musulmans ». Le rapport signale un cas d'un établissement ayant voulu se simplifier la vie en proposant des menus hallal pour tout le monde. Fort heureusement, le gestionnaire a démissionné pour dénoncer ce renoncement.
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- En second lieu, notent les auteurs, « certains élèves d'origine européenne observent le jeûne (du ramadan) par conformisme sans en parler à leurs parents », qui ne découvrent le fait que le jour ou l'administration leur rembourse des repas non consommés.

   Le contenu des enseignements est, lui aussi, contesté. L'éducation physique et sexuelle pour les filles, au prétexte que « les musulmanes restent vierges » et n'en auraient pas besoin. La philo, certains entendant faire le tri entre les auteurs et les textes jugés licencieux (Rousseau, Voltaire, Madame Bovary de Flaubert…) et les autres. Le refus d'étudier les cathédrales en Histoire est affiché, ainsi que celui de visiter des églises lors des sorties scolaires bien sûr. La théorie de l'évolution est dénoncée au profit d'une autre,« créationniste », conforme au Coran. Jusqu'aux mathématiques qui n'échappent pas non plus à cette offensive obscurantiste tous azimuts. Le rapport relève ainsi dans « des endroits très éloignés » des refus de tracer des figures géométriques ressemblant un tant soit peu à une croix !

   Face à ces périls, les enseignants réagissent en ordre dispersé. Souvent leur première réaction est le déni :« Il n'y a pas de problème. » . En général ils se plaignent du manque de soutien de la part des inspecteurs. Tout tient à leur expérience ou à leur degré de conscience. Cela va donc de la fermeté la plus totale au laxisme absolu, en passant par la résignation. Certains jeunes enseignants cédant carrément à la tentation du relativisme, en admettant que les sciences sont « une croyance parmi d'autres », ou en devançant la réaction de certains de leurs élèves pour leur proposer des versions de leur savoir expurgées de tout ce qui pourrait les heurter….D'autres enfin croient bien faire en voulant palier « l'ignorance des élèves face à leur propre religion » et se croient investis « d'une mission » en la matière. Ils ne se rendent pas compte qu'ils acceptent de ce fait une « théologisation de la pédagogie ».

   Dans le même esprit le rapport souligne la gageure sinon l'impossibilité d'un enseignement du fait religieux, idée à la mode. Les élèves musulmans refusant en effet toute approche distanciée et laïque de textes sacrés à leurs yeux.

   Last but not least, le rapport Obin évoque la question de l'antisémitisme pour affirmer la gravité du phénomène en milieu scolaire. Avec ce terrible constat : « En France, les enfants juifs -et ils sont les seuls dans ce cas - ne peuvent plus être scolarisés dans n'importe quel endroit. » Quand ils ne sont pas l'objet d'insupportables brimades, leur tranquillité ne tient que tant qu'ils parviennent à cacher qu'ils sont juifs.

   Pour toutes ces raisons et même classé au fond d'une armoire, le rapport Obin fera date pour sa clairvoyance. Pour la première fois, voici un rapport officiel qui dénonce les ghettos, mais refuse de tenir pour seuls responsables les bailleurs ou les municipalités qui les ont souvent favorisés. Aujourd'hui ces ghettos ethniques sont devenus religieux et ce sont les barbus qui les maintiennent et y règnent. Ghetto, d'ailleurs le mot est faible. Citons encore Jean Pierre Obin : « Ce sont édifiées des contre-sociétés closes dont les normes sont le plus souvent en fort décalage, voire en rupture, avec celles de la société moderne et démocratique. » L'école républicaine y est comme une ennemie. Dans son élan, et sans doute avec une louable volonté d'être constructif, il demande des actions nationales favorisant la mixité sociale. A le lire, on se demande s'il n'est pas déjà trop tard.

Par Charles Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Jeudi 10 mars 2005

La montée des communautarismes est teintée d'islamisation des esprits. Les femmes sont les premières à en faire les frais.
Moi, fille d'immigrés, pour l'égalité et la laïcité

Par Fadela AMARA
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mercredi 02 mars 2005
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Aujourd'hui, dans la France des quartiers populaires, la mixité des espaces publics est une peau de chagrin. Trop souvent, il n'y a plus que le hall d'immeuble pour se rencontrer et, hélas, ce sont les mecs qui tiennent les cages d'escalier. Il suffit de trois mecs qui terrorisent l'animateur en exigeant «on ne veut pas de filles» et ils gagnent : la pression est telle que les animateurs sociaux reculent. Pour un Abbès, animateur à Epinay, qui tint bon et qui réussit à amener camper des filles et des garçons, combien ont renoncé faute de soutien, faute de moyens, faute de volonté politique clairement affichée ? En une dizaine d'années, les activités pour la jeunesse sont devenues des loisirs sexués au seul profit des garçons.

Pourtant, ce rétrécissement de la liberté des femmes ne suscite pas une dénonciation unanime chez les féministes. Quelques-unes font silence sur les violences commises au nom de l'obscurantisme. Or, si l'actualité éclaire largement le sort des jeunes filles touchées par le prosélytisme religieux, on passe largement sous silence la loi du nombre : pour se soustraire à cette pression, certaines filles préfèrent se voiler... Dans les années 70, c'est au cri du Manifeste des 343 salopes qu'elles ont imposé le droit à disposer de leur corps à la société, et notamment dans une lutte déterminée contre l'intégrisme religieux de l'époque. N'est-il pas triste que certaines de ces pionnières recherchent aujourd'hui la respectabilité des commentateurs zélés des Livres sacrés ?

Et que dire des femmes et des hommes politiques qui disent : «Le voile, c'est leur choix» ? De deux choses l'une. Ou ils méconnaissent le terrain et alors à quel titre postulent-ils à la direction du pays ? Ou ils ont subrepticement renoncé aux valeurs de liberté et d'égalité pour vendre la République par étage. «Chacun chez soi.»

Depuis quinze ans, depuis les promesses du «on va vous repeindre les cages d'escalier», chez moi, je n'ai rien vu venir. A part quelques ravalements de façade et colmatages de brèche, qui n'ont pas changé nos vies pour autant. Le chômage de masse est toujours la règle. Il y a toujours un proche ou une relation en prison. Il n'y a qu'une chose qui ait changé : la gauche de gouvernement a inventé le RMI. Bel espoir, pour ceux qui étaient en voie de noyade sociale.

Fatima et Christine, Benoît et Mamadou sont toujours maltraités par le système et les politiques qui sont menées. Je sais trop bien que Fatima et Mamadou subissent plus de discriminations. Mais nous traversons tous les mêmes galères. Les filles des cités paient le prix fort de quinze années de désespérance. Violences sur les corps. Il y a eu l'apparition des «viols collectifs», la fabrication de «mauvaise réputations»  les «putes». Il y a maintenant le basculement de gamins détruits vers l'islamisme. Là, on leur redonne de la dignité. Ils retrouvent un rôle central. Ils en imposent aux femmes. Violences sur les âmes. Leur contrôle fabrique de la domination sur les «soumises». La laïcité est aujourd'hui le front où se joue la mixité.

Les obscurantismes et leur soutien se déchaînent contre l'esprit des Lumières. Les femmes sont les premières à en faire les frais ici et ailleurs. En France, l'ethnicisation de la politique est leur cheval de Troie. Le communautarisme est le cache-sexe de l'islamisation des esprits. Il faut casser cette logique et rétablir celle de la laïcité et de la République. Il se joue bien plus que l'interdiction de la mixité dans les piscines de la métropole lilloise.

Le programme est distribué par des associations islamistes, soutenues par une certaine gauche. Moi, fille d'immigrés, je devrais proclamer que je suis une colonisée, ici et maintenant, dans ma cité en mars 2005. Pourquoi veulent-ils me laisser dans ce rôle d'«indigène» ? Je veux sortir de cette posture d'éternelle victime. Je ne comprends pas le mal-être de ces économistes, philosophes, enseignants et autres informaticiens qui ont un boulot et un appart ! J'en ai été si interloquée que j'ai appelé mon père, en ce moment de l'autre côté de la Méditerranée. Le vieux militant du FLN m'a répondu : «En quoi ça te regarde la colonisation ? L'indépendance de l'Algérie est acquise depuis plus de quarante ans. De quoi as-tu besoin pour vivre ? De respect ! Respecte les gens et fais-toi respecter.» Et il a ajouté : «On connaît l'histoire.»

Je sais que la mémoire n'est pas un congélateur. Elle travaille et il faut la travailler. Bien sûr qu'il faut des films sur le 17 octobre... Le travail de mémoire doit se faire, mais cela ne doit pas participer à la construction identitaire. Que veulent les instigateurs de l'appel «Nous sommes les indigènes de la République» ? Des excuses publiques de la République française pour les guerres coloniales ? Mais, parce que je connais l'histoire, je sais aussi que cela ne se compare pas avec la rafle du Vél d'Hiv. La guerre d'indépendance algérienne n'est pas l'équivalent de la Shoah. Le programme de l'Algérie française, ce n'était pas l'extermination totale d'une population.

Ceux qui veulent nous faire assumer la posture de l'indigène méconnaissent volontairement l'histoire. Ils instrumentalisent le passé pour mettre à bas la liberté et l'égalité, les valeurs de ce qu'ils osent appeler le «chauvinisme universaliste». Qui ne voit qu'en appelant à ce soulèvement moral des «colonisés» ils préparent, pour les jeunes filles, le terreau d'une sorte de «statut personnel», pour reprendre l'expression de Leïla Sebbar ? Il se joue la légalisation du multiculturalisme. Et les digues qui nous en protègent se nomment mixité et laïcité.

La posture de l'indigène en lieu et place d'égalité sociale ! Cela fait plus de vingt ans que Jean-Marie Le Pen nous la promet. Voilà qu'une fraction de l'extrême gauche rejoint les associations islamistes pour soutenir, symétriquement, une telle régression. Cette confusion des esprits est un signal d'alerte pour tous ceux qui sont attachés à l'émancipation de l'humanité et à l'esprit des Lumières.

Nous n'allons sûrement pas gaspiller nos énergies à détruire des chaînes imaginaires. Nous avons trop à faire pour sortir de la spirale de la désespérance sociale et reconquérir l'espace public de nos cités avec les principes de mixité et de laïcité. Et pour cela, nous avons besoin de vous !

Fadela Amara présidente
de Ni putes ni soumises.

Par Charles Hubin - Publié dans : Intégration et laïcité
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Jeudi 10 mars 2005

Extraits d'une conversation par mail avec un député français. J'évoquais quelques errements de la politique étrangère française.

Ne plus présenter ses condoléances aux funérailles des ennemis de la démocratie et des promoteurs du terrorisme international (Jacques Chirac assistant à l'enterrement de Hafez Al Hassad, alors que son absence avait été visible à celui de Leopold Senghor …)

Ne plus participer à la construction des réacteurs nucléaires dans les pays porteurs de violence et de guerre (Osirak a été construit avec l'aide active de scientifiques français et après la visite de Jacques Chirac à Bagdad à la fin des années 70)

Exprimer son désaccord pour une interventions armée est acceptable, constituer un front d'opposition (dit "de la paix") en faisant le tour des diplomaties des pays les plus corrompus et belliqueux l'est moins. La France était moins regardante pour les bombardements de Bagdad en 1998 ordonnés par le président Clinton.

Ne pas déclarer (comme à Hanoï il y a quelques semaines) que le plus grand défi des années à venir est d'opposer une coalition de pays unis face aux Etats-Unis d'Amérique, témoignage s'il en fallait de l'absence totale de vision saine et pertinente des dangers et priorités du monde actuel.

Exprimer son soutien à Abou Mazen, Ahmed Qoreï ou Mohammed Dahlan mais s'abstenir d'encenser un Arafat totalement discrédité par les siens, dont les discours en arabe appellent à l'éradication de ses voisins et dont la fortune est équivalente à celle de la reine des Pays-Bas.

Faire preuve de fermeté vis-à-vis des massacreurs de Chrétiens et de musulmans noirs du Soudan que sont les Jajaweed de Al-Bashir, reçu, lui aussi, à l'Elysée il n'y a pas si longtemps …

Ne pas chercher et accepter le soutien du Hamas, du Hezbollah ou de hauts représentants de l'islam salafiste en croyant augmenter les chances de libérer nos otages. "Quand on dîne avec le diable, il faut utiliser une longue cuillère". Par ailleurs, l'inefficacité de cette stratégie est maintenant avérée.

Je pourrais continuer comme cela pendant longtemps …

En somme, défendre nos valeurs avec conviction, combattre les partisans de la haine et de la violence avec fermeté, soutenir leurs opposants avec détermination et courage.

Une dernière chose, ne sous-estimez le soutien tacite de la majorité de la population de certains états aux actions terroristes. Il ne s'agit pas d'une simple avant-garde négligeable en termes numériques. Ainsi, 85% des étudiants saoudiens soutiennent Ben Laden et 48% des téléspectateurs de la chaîne Al Jazeera approuvent les attentats en Europe.

Par Charles Hubin - Publié dans : Affaires étrangères
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Jeudi 10 mars 2005

Les chiffres parlent d'eux-mêmes ..

Nombre d’Israéliens victimes de terroristes venant de Judée-Samarie en 2003 :
Zones non protégées par la barrière : 89 tués, 411 blessés.
Zones protégées : 46 tués, 220 blessés.

Nombre d’Israéliens victimes de terroristes venant de Judée-Samarie depuis le 1er janvier 2004
Zones non protégées : 19 tués, 102 blessés.
Zones protégées : 0 tué, 0 blessé.

Par Charles Hubin - Publié dans : Affaires étrangères
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